viva la via

{ Page Précédente } { Page 1 of 2 } { Page Suivante }

Construire un lave-linge à pédales

17:31, 6/03/2008 .. Posté dans ecostuff .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien permanent


pour plus d'information aller sur





biopiraterie

17:49, 21/02/2008 .. Posté dans ecostuff .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien permanent

ICRA News

En 2007, à l'initiative d'ICRA, un groupe de travail sur la biopiraterie s’est créé en France. Il réunit des associations travaillant pour la défense des droits des peuples indigènes dont ICRA, France Liberté, Paroles de Nature.
Il a pour ambition de sensibiliser l’opinion sur ce nouveau fléau et de faire annuler les brevets biopirates déposés en Europe.

La biopiraterie, une injustice économique et morale

La connaissance des plantes par les peuples autochtones n’est plus à démontrer. Pour pouvoir survivre dans des environnements extrêmes, les sociétés traditionnelles ont appris à utiliser les plantes qui les entourent.

Ces connaissances ont un immense intérêt pour les entreprises. Grâce à ces savoirs, celles-ci vont accélérer leur recherche et développement.
Selon certaines sources, on peut estimer que l’étude des usages des plantes par les guérisseurs et chamans multiplie par 3006 les chances d’identification par les scientifiques de principes actifs.

La biopiraterie commence quand ce partage se transforme en vol, c’est-à-dire quand l’étude des savoirs traditionnels est réalisée en cachant l’objectif commercial, quand la commercialisation se fait sans l’accord des peuples autochtones et sans une répartition des bénéfices acceptée par tous.

Elle prend des formes particulièrement scandaleuses quand l’entreprise dépose un brevet s’inspirant à des degrés divers de ces connaissances.
En effet, le brevet permet à l’entreprise de créer un monopole sur l’utilisation de la plante en prétendant avoir inventé un processus (exemple : extraire de l’huile d’une graine) pour un usage donné (exemple : pour faire des soins cosmétiques anti-âge). Il prive ainsi tout autre acteur y compris les populations à l’origine de la connaissance d’utiliser ou de commercialiser la plante dans la zone géographique d’application du brevet.

L’injustice économique se double d’une injustice morale et symbolique. Un brevet suppose une nouveauté et une innovation. Déposer un brevet lié à un savoir traditionnel ne peut se faire qu’en niant l’antériorité des connaissances des sociétés traditionnelles concernées et au final en niant leur existence.
Il est d’autant plus compliqué de prouver que les peuples autochtones sont les réels inventeurs du brevet déposé qu’il existe rarement de preuves écrites dans des sociétés où la transmission orale prédomine.

Pour en savoir plus, voir le thema du numéro 67 de notre revue Ikewan consacré à la biopiraterie.

Cas de Biopiraterie entre la France et le Pérou

Plusieurs cas de biopiraterie concernent des sociétés françaises.
Deux entreprises sont notamment accusées par le gouvernement péruvien d’avoir fait des demandes de brevets illégitimes concernant le sacha inchi (Plukenetia Volubilis).

Le sacha inchi est une plante grimpante poussant entre 300 et 1000 mètres d’altitude en haute amazonie et sur les contreforts des Andes péruviennes. Elle produit des fruits étoilés dont les graines sont particulièrement intéressantes pour la cosmétique et l’alimentation santé car elles sont, entre autre, très concentrées en oméga 3, en oméga 6 et en protéines.

Les sociétés prétendent avoir découvert que l’huile et les proteines extraites des graines pouvaient servir à faire des cosmétiques particulièrement performantes dans les soins anti-âge.

Des écrits datant de 1992 rapportent que l’usage cosmétique du sacha inchi est connu par les peuples autochtones du Pérou depuis longtemps. Il est décrit notamment que les femmes mélangent l'huile de sacha inchi à de la farine de la graine pour préparer une crème revitalisante et rajeunissante. Les hommes frottent leur corps avec l'huile pour soigner les douleurs musculaires et les rhumatismes après l'effort.

La preuve est faite que les brevets sont contestables. Dès lors l’opposition s’est organisée.

La Commission Nationale Péruvienne de Lutte contre la Biopiraterie a exprimé une opposition formelle à ces brevets en 2006 et 2007. L’administration péruvienne a contesté le caractère innovant des brevets auprès des organisations de propriété intellectuelles des pays concernés par les brevets.

Suivi de Campagne

Premières avancées du Collectif contre la biopiraterie

Le groupe de travail a été à l’origine de plusieurs reportages dans les médias pour dénoncer la biopiraterie et en particulier le cas du sacha inchi (dont un pour le Magazine de la Santé sur France 5 en septembre 2007).

Les premiers signes sont encourageants. Il semblerait qu’un des deux laboratoires incriminés fasse marche arrière et propose d’abandonner son brevet. Rien de définitif pour le moment, la vigilance s’impose donc.

Source : http://www.icrainternational.org/



aux semences citoyens

01:01, 2/02/2008 .. Posté dans ecostuff .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien permanent

KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :
  • 12.000€ pour le grainetier Baumaux
  • 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).


Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul JACQUIN



food not bombs

17:12, 27/01/2008 .. Posté dans ecostuff .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien permanent
food not bombs, mouvement qui proposes
des repas gratuits et végétaliens de
nouritures récupérées..pour plus d'info
aller sur le site générale :
http://www.foodnotbombs.net/












{ Page Précédente } { Page 1 of 2 } { Page Suivante }

A propos de moi

Accueil
Mon Album Photo

Catégorie(s)

calendrier
écosocialisme
ecostuff
liens
pétition..réagisons
pollution electromagnétique
prochainement prés de chez vous
social
vêtement et chaussure écologique
video film online
voyages


Archives

«  Janvier 2009  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Archives

Lien(s)

gas-bxl Groupes d’Achat Solidaires de l’Agriculture Paysanne
les guerrieros urbains!! plantes des tournesols

Dernier(s) article(s)

RUBRIQUES
ACTIONS AVENIR SOLIDARITE SANS PAPIER
activisme Gand
Uni(e)s contre une immigration jetable
bataille à seattle
ah si j'étais Président- MAP
maniestation pour la croissance ce samedi 26 avril
Manifestation le 7 mai contre la dierctive de la honte
artisan francais
le monde selon Monsanto
week end down to earth
vêtements bio équitable
no fortress europe
Construire un lave-linge à pédales
le contrat tacite avec la société
socialisme écologique
la guerre est illégale
mai 68 / mai 2008
attention danger travail
the big ask
pas vu pas pris (doc interdit)
une pause musicale au milieu des automobiles
carré vert
alerte à babylone
quitter en douceur le capitalisme pour
biopiraterie
suisse inde en vélo
Fascism Is Fun
soutenir kokopelli
make capitalisme history world social forum bruxelles

Dove, arrêtez de participer à la déforestation en Indonésie !

  [ Toi aussi, crée ton blog rapidement ] - [ Signaler un abus ] - [ CMonBlog 2008 ]